Communiqué

17 février

 

Auteur :

CGSP-ADMI | Mons-Borinage

Mis en ligne par : administrateurs

Après 2015, Mons sera mis à la diète.

Le plan de gestion 2010-2015 n’a pas suffi à assainir les finances de la ville. Un nouveau tour de vis s’impose pour les 5 ans à avenir. Il fallait trouver dix millions six cents mille euros.

19 février 2015

 

75% d’économie, 25 % de recettes, c’est comme cela qu’on peut résumer le nouveau plan de gestion de la ville concocté par la majorité PS/MR. Il doit encore être avalisé par le prochain Conseil Communal du 3 mars, recevoir l’approbation de la Région Wallonne et surtout être négocié avec les syndicats. Car les économies se font en grande partie du côté du personnel communal.

Les 1300 agents communaux ne seront plus que 1200 à l’horizon 2020. « Pas de licenciement sec mais un remplacement sur quatre départs seulement« , explique Elio Di Rupo, le bourgmestre PS, qui refuse d’envisager une fusion Ville-CPAS comme elle est suggérée par les autorités de tutelle. La ville reste la ville, mais l’administration devra se serrer la ceinture. Comment ? Par quelle réorganisation ou fusion de services internes ? Les syndicats refusent de s’exprimer pour l’instant.

« Les chiffres sont encore trop imprécis » explique Sabine Libert, permanente CGSP « nous avons une nouvelle réunion ce 20 février et espérons obtenir des réponses à nos questions« . Mais on sait qu’en coulisse, le personnel s’interroge. Les agents communaux passent de plan de gestion en plan de redéploiement depuis 1980, le trou est abyssal et pourtant on a encore engagé 40 personnes dans le cadre de la capitale culturelle européenne.

« Il faut étudier l’efficacité de certains services, comme le garage, la gestion de la voirie ou l’imprimerie pour que les missions restent gérables« , explique Georges-Louis Bouchez, l’échevin des finances MR en titre. « Il y a beaucoup de dépenses incompressibles et nos marges de manœuvres sont faibles mais il faut satisfaire aux exigences wallonnes et rendre un budget en équilibre pour 2020« , explique encore Elio Di Rupo qui s’est attaqué au plan de gestion, avec l’échevin des finances, dès son retour aux affaires il y a 4 mois

Ceinture aussi au CPAS et à la Police, où le personnel qui quitte le service ne sera pas non plus systématiquement remplacé. Enfin les ASBL annexes, qui n’ont pas été touchées par des réductions de budget en 2015, verront leur subvention rabotée de 10 %. Enfin, il y aura sans doute moins de bus gratuits à l’avenir. Cette avantage, unique en Belgique, coûtent à peu près 400 000 euros à la ville chaque année, la subvention versée au TEC passera à 180 000 euros.

 

Nuit d’hôtel taxés, parkings extérieurs taxés, et précompte immobilier à la hausse.

Voilà donc pour les économies, reste le volet recette. De ce côté-là, la ville parvient à ne pas toucher à l’impôt des personnes physiques. « Nous sommes une des villes wallonne à l’IPP le plus faible et nous souhaitons le rester« , dit Elio Di Rupo. Georges-Louis Bouchez confirme « que la ville de Mons reste attractive pour les nouveaux habitants « . L’additionnel au précompte immobilier en revanche passe de 2850 euros à 2990, ce qui rapportera un millions 300 mille euros dans les caisses communales « Ce devrait coûter en moyenne 20 euros par an aux habitants propriétaires« , résume encore le bourgmestre.

Au rayon des nouvelles taxes, notez encore l’arrivée d’une taxe sur les nuits d’hôtel plutôt que sur les lits. Avec l’effet Mons 2015, cette nouvelle taxe devrait permettre à la ville de gagner 500 000 euros par an. A l’instar de la ville de Liège, Mons taxera aussi les parkings extérieurs privés. En revanche, la nouvelle taxe sur les bureaux, votée en décembre dernier, est abandonnée.

Elle aurait dû rapporter 160 000 euro mais selon le bourgmestre, « elle n’avait aucune chance de passer devant le conseil d’Etat, nous ne la percevrons donc pas en 2015 « . L’échevin MR parle lui d’une négociation réussie : « C’était important d’avoir un signal positif pour l’économie, cette taxe sur les professions libérales est supprimée, c’était une revendication du MR« .

De part et d’autre, on annonce une ambiance de travail correcte entre les deux partenaires de la majorité, même si les temps sont difficiles.

 

 

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