Le syndicat socialiste CGSP a annoncé, jeudi, une grève générale le mercredi 22 avril.

Le syndicat socialiste CGSP a annoncé jeudi une grève générale le mercredi 22 avril prochain dans tous les services publics du pays. Peu avant l’annonce officielle de la grève, l’information avait déjà filtré notamment dans les journaux de Sud Presse. Cette grève concernera tous les secteurs publics de tout le pays: trains, poste, sociétés de transport public, enseignement, administrations etc… « La décision de nos plus hautes instances a été très formelle et unanime », explique la présidente de l’ACOD (CGSP flamande), Chris Reniers.

La CGSP espère que d’autres syndicats des services publics se joindront au mouvement. « Si nécessaire, nous la ferons seuls mais nous espérons que d’autres syndicats nous rejoindront », ajoute la présidente.

Par cette action, le syndicat socialiste vise les différents gouvernements du pays qui constituent les employeurs des fonctionnaires. « Ce n’est pas une grève politique mais une grève contre les gouvernements en tant qu’employeurs », ajoute encore Mme Reniers.

Le syndicat dénonce notamment les économies menées dans les services publics avec pour conséquences, une hausse de la charge de travail et un manque d’investissements. Il déplore aussi les attaques contre les statuts et pensions des fonctionnaires.

Au niveau interprofessionnel, le syndicat s’oppose au saut d’index et à l’absence du glissement de l’impôt (tax-shift).

Le ministre Vandeput prend acte

Le ministre fédéral de la Fonction publique, Steven Vandeput (N-VA), a pris acte de la décision du syndicat socialiste CGSP d’organiser une grève générale le 22 avril. « Si les syndicats estiment qu’il est nécessaire de sortir leur arme la plus forte, ils en ont le droit », a commenté le porte-parole du ministre. M. Vandeput reconnaît que les économies à réaliser sont importantes, mais souligne qu’elles sont nécessaires pour les finances publiques.

Le cabinet travaille actuellement sur les différentes réformes et sur les économies à réaliser, mais l’avancement actuel ne permet pas encore de soumettre ces points au gouvernement ou à la concertation avec les partenaires sociaux.

Le ministre garde toujours la « porte ouverte pour un dialogue constructif », a souligné son porte-parole.